• Abusée à répétition par des jeunes de 10 à 12 ans en centre d'accueil

     

    Actualités - Faits divers et judiciaires
     
    Abusée à répétition par des jeunes de 10 à 12 ans
    LE JOURNAL DE MONTRÉAL
    26/01/2011 06h04 
     
    Placée à la suite d'agressions sexuelles par son beau-père, une fillette de 10 ans aurait été victime d'abus sexuels répétés aux mains de cinq garçons de 10 à 12 ans, dans un centre d'accueil accrédité par le Centre Jeunesse et dans un autobus scolaire, révèle une poursuite déposée ces derniers jours.
     
    Aujourd'hui, alors qu'elle n'a que 13 ans, son obsession pour le sexe est l'une des séquelles qu'elle conserve, tout comme sa soumission devant tout ce que les garçons demandent.
     
    Le destin cruel qui attendait cette enfant est douloureusement raconté dans une poursuite déposée par son père, au palais de justice de Longueuil.
     
    On y apprend qu'Amanda (nom fictif) a été placée au foyer L'Amaryllis, à Longueuil, vers la fin des années 2000. Il s'agit d'un centre accueillant neuf enfants. Elle éprouvait alors de sérieuses séquelles à la suite des abus sexuels répétés commis par le nouveau conjoint de sa mère.
     
    Particulièrement, indique la poursuite, elle présentait «une grande vulnérabilité et une incapacité à se protéger, notamment au niveau sexuel».
     
    À peine quelques jours après avoir fêté ses 10 ans, Amanda a fait l'objet d'un placement au foyer L'Amaryllis. Elle n'y a été qu'un mois.
     
    Abusée «à plusieurs reprises»
     
    Dès son arrivée, elle y aurait fait part de ses craintes d'être «mise en contact avec des situations à caractère sexuel», dit la poursuite.
     
    Durant ce séjour, deux garçons de 10 et 12 ans, faisant eux aussi l'objet d'un placement, auraient profité de la nuit pour soumettre la fillette à des activités sexuelles «à plusieurs reprises», à l'insu des employés.
     
    La poursuite indique qu'Amanda a divulgué la situation à sa mère dès le premier abus, et que le foyer a été avisé, mais que «rien n'est fait [...] pour corriger les abus».

    S'ensuivirent des problèmes de comportement et des fugues. On a dû avoir recours à la contention physique à huit reprises et à neuf mises en retrait, selon la poursuite, puis on a dû l'hospitaliser pour y consulter un pédopsychiatre.
     
    Agressée dans l'autobus
     
    Après avoir séjourné à L'Amaryllis pendant un mois, l'enfant a été changée de foyer, la forçant à avoir recours à un transport scolaire pour se rendre à l'école, tout comme d'autres jeunes résidant à ce foyer.
     
    C'est là que d'autres abus, à une dizaine d'occasions, auraient eu lieu, selon la poursuite, cette fois de la part de trois jeunes âgés de 11 et 12 ans : «des baisers, des attouchements, des fellations, un cunnilingus et une sodomie».
     
    Et chaque fois, Amanda était incapable de s'opposer, conséquence de ce qu'elle a vécu par le passé, soutient la poursuite.
     
    Une expertise psychologique citée dans la poursuite fait état d'un déficit anatomo-psychologique permanent de 15 %.

    Le père d'Amanda réclame donc solidairement 408 496 $ tant au foyer L'Amaryllis qu'au Centre jeunesse de la Montérégie. Il leur reproche de ne pas avoir pu assurer la sécurité d'Amanda.
     
    Le Centre jeunesse de la Montérégie a confirmé, hier, que depuis décembre 2008, les enfants résidant à L'Amaryllis et un autre centre appartenant au même promoteur, Ressources Longpré inc., avaient été retirés. Aucun autre ne leur a été confié depuis.

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