• Deux enfants de la DPJ martyrisés

    Deux enfants de la DPJ martyrisés

     

    Deux enfants de la DPJ frappés à coups de ceinture, prisonniers de leurs chambres, lavés au boyau d'arrosage. Ce n'est là qu'une infime part de la réalité qu'ont vécu deux garçons qui vivaient dans une famille d'accueil de Sainte-Françoise, dans le Bas-Saint-Laurent, entre 2001 et 2005.
     
    Le responsable de la famille d'accueil, Langis Malenfant, 54 ans, a été reconnu coupable aujourd'hui d'avoir battu, étouffé, violenté et martyrisé les enfants de 8 et 10 ans qu'il hébergeait.
     
     
    Malenfant avait pourtant déjà été dans la mire de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), qui lui avait retiré son permis de famille d'accueil à plusieurs reprises, pour le lui remettre par la suite.
     
     
    Longue liste de sévices
     
    «Les deux plaignants ont été contraints de se mettre à genoux à plus d'une reprise sur une grille de chauffage», a commenté lors du verdict le juge Richard Côté.
     
    Pire encore, les enfants se sont même déjà rendus à l'école avec des sous-vêtements souillés d'excréments.
     
    L'accusé photographiait les parties génitales des deux garçons et les ridiculisait ensuite en portant des commentaires.
     
    Les enfants dormaient à l'extérieur au froid, sortaient sans bottes ni chaussettes en hiver, et ont déjà été forcés à décaper une porte avec leurs ongles.
     
    «Le tribunal croit leur témoignage qui est apparu crédible et dénué de volonté de vengeance», a poursuivi le juge.
     
    L'accusé a presque tout nié. L'homme s'est défendu en disant que les enfants étaient turbulents et qu'il s'agissait de mesures de correction.
     
    Le juge ne l'entendait pas ainsi. «Même si la preuve révèle que les plaignants présentaient des troubles de comportement, cela ne donnait pas le droit à l'accusé d'employer une force déraisonnable.»
     
    Les enseignants alertés
     
    Les enfants ont raconté ce qu'ils vivaient à leurs enseignants qui ont souvent porté plainte au travailleur social responsable de ceux-ci. Celui-ci demandait à ce qu'on ne le contacte plus.
     
    Malgré les deux suspensions de permis de Langis Malenfant, la DPJ continuait d'affirmer que «c'était une bonne personne».
     
    Le Centre jeunesse a recommencé à lui confier des enfants, il en a d'ailleurs hébergé 7 ou 8 jusqu'à ce que les accusations criminelles soient portées contre lui en 2010.
     
    Langis Malenfant reviendra en cour le 25 mars pour les représentations sur sentence.
     
    D'ici là, il est libre et n'a aucune condition particulière à respecter, à l'exception de ne pas entrer en contact avec les plaignants, aujourd'hui adultes.
     
    La DPJ a refusé de commenter.
     
    source: http://tvanouvelles.ca/lcn/judiciaire/archives/2013/02/20130212-180926.html#.URwTQpjy1gY.facebook

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