• Enfants battus en famille d'accueil

     

    ENFANTS BATTUS
    Le Centre jeunesse reconnaît ses torts
    MIGUEL TREMBLAY / AGENCE QMI
    Publié le: mercredi 27 mars 2013, 14H57 | Mise à jour: mercredi 27 mars 2013, 15H03
    PHOTO AGENCE QMI / ARCHIVES
    Le consultant externe, Daniel Côté, et la directrice du Centre jeunesse du Bas-St-Laurent, Marie-Sylvie Bêche.
     
     
    RIMOUSKI – Le Centre jeunesse du Bas-Saint-Laurent reconnaît ses torts dans l’affaire Malenfant, où une famille d’accueil a été récemment reconnue coupable pour des sévices commis envers deux jeunes de 8 et 10 ans.
     
    Surnommé le «bourreau de Sainte-Françoise», Langis Malenfant a été reconnu coupable en février d’avoir battu et martyrisé deux garçons qu’il a accueillis de 2000 à 2003. L’un deux a même été retourné à la famille d’accueil après les signalements de sévices, pour être finalement retiré définitivement en 2005. Un consultant externe avec 35 ans d’expérience dans le domaine de la protection de la jeunesse a été chargé d’analyser le dossier.
     
    «Il y avait une volonté manifeste d’offrir à ces enfants une famille, plus spécifiquement cette famille, dans un milieu que les enfants connaissaient. On voulait leur assurer une stabilité dans leur milieu. Ça a pu faire en sorte que des indicateurs d’alerte n’ont pas été pris en compte», a expliqué le consultant, Daniel Côté, qui a ajouté que l’intervenant des enfants et de la famille était le même, ajoutant une certaine confusion dans la gestion du cas.
     
    Autre écart : le Centre jeunesse n’a pas contacté la SQ pour enquêter sur les signalements de sévices, ce qui était pourtant une mesure inscrite au protocole.
     
    Torts reconnus
     
    La directrice du Centre jeunesse du Bas-Saint-Laurent, Marie-Sylvie Bêche, qui a convoqué la conférence de presse mercredi matin, ne s’est pas voilé la face et a reconnu d’emblée les erreurs commises par les intervenants du dossier.
     
    «Est-ce que la famille d’accueil avait la capacité de s’occuper de cette nature d’enfant là? La réponse est non. Nous n’avons pas été capables d’analyser la gravité de la situation. Quand ces enfants ont été hébergés dans ce milieu là, on ne leur a pas offert la sécurité dont ils avaient besoin. Ça nous préoccupe parce que c’est notre mandat de protéger des enfants», a admis la directrice générale du Centre, Marie-Sylvie Bêche.
     
    Dans son rapport, le consultant Daniel Côté a recommandé que les intervenants responsables des familles d’accueil reçoivent des formations portant sur les indicateurs de risques d’abus auprès des enfants. «Il faut aussi envoyer un message clair qu’il n’y a aucune tolérance à de tels actes commis en famille d’accueil», a ajouté M. Côté.
     
    Ce dernier a confirmé que des changements majeurs ont été apportés au Centre jeunesse du Bas-Saint-Laurent. «Désormais, dès qu’il y a signalement d’abus, il y a une enquête conjointe avec les corps policiers», a assuré la directrice générale du Centre, Marie-Sylvie Bêche.
     
    «Le conseil d’administration a adopté unanimement le rapport de M.Côté, notamment ses recommandations. On établit un plan de gestion annuel, et des rencontres ont lieu tous les six mois pour faire état des résultats et des améliorations à apporter», a précisé le président du conseil d’administration, Anselme Gagné.
     
    Tous reconnaissent cependant qu’il n’y a aucune garantie qu’une telle situation ne se produise plus.
     

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