• ENFANTS NÉGLIGÉS Manque de transparence

     

    ENFANTS NÉGLIGÉS

    Manque de transparence
    RÉMI NADEAU
    01/04/2011 08h54 
    Le journal de Québec

    La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse déplore le manque de transparence entourant le recours aux unités d’encadrement intensif dans les centres jeunesse.

    Depuis l’entrée en vigueur des modifications à la Loi sur la protection de la jeunesse, le nombre de séjours dans ces unités d’hébergement, dont les portes d’accès sont verrouillées, a diminué, passant de 1 414 en 2008 à 1 227 en 2009.

    Par contre, le recours à cette mesure d’exception destinée aux jeunes jugés à risque de poser un geste grave a augmenté significativement dans les centres du Bas-Saint-Laurent, de la Côte-Nord, de la Gaspésie et de l’Abitibi-Témiscamingue.

    La vice-présidente de la commission, Sylvie Godin, ne peut expliquer cette recrudescence dans les régions éloignées et constate que les données qui lui sont transmises sont insuffisantes.

    Modifier la loi

    La commission demande au ministère de la Santé et des Services sociaux d’apporter de nouvelles modifications à la loi afin que les centres jeunesse soient obligés de fournir des renseignements, notamment sur le contexte légal, le motif ayant justifié l’orientation en unité d’encadrement intensif ainsi que les dates de révision de la décision.

    L’organisme questionne le fait que certains centres jeunesse aient orienté des jeunes dans ces unités spéciales pour des durées aussi longues que 170, et même 368 jours.

    La commission se dit préoccupée par l’accompagnement clinique des jeunes lors de leur hébergement, soutenant que « des enfants ne bénéficient pas des services spécialisés requis par leur situation ».

    Par ailleurs, elle déplore que certains centres jeunesse ne disposent toujours pas de places réservées aux filles, alors que plusieurs travaux font pourtant état de la victimisation des filles recevant des services dans de tels établissements.

    Une inaction pouvant conduire à des décès

    En octobre dernier, le Protecteur du citoyen a blâmé l’inaction de trois bureaux du Directeur de la protection de la jeunesse, de Montréal, de la Montérégie et de Chaudière-Appalaches, à l’égard de trois bébés qui avaient pourtant fait l’objet de signalements.

    Dans le cas de Katarina Lafrance, qui a perdu la vie à l’âge de cinq semaines à Lévis en janvier 2009, une professionnelle avait signalé au DPJ que ses parents éprouvaient d’importants problèmes de consommation de drogue.

    Le DPJ avait permis à la famille de conserver la garde, malgré que des traces de speed aient été découvertes dans le sang du bébé à sa naissance.

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