• EXCLUSIF - Film d'horreur à la DPJ

    EXCLUSIF - Film d'horreur à la DPJ
    Nouvelles générales - Faits divers
    Écrit par Jean-Philippe Pineault   
    Mardi, 22 décembre 2009 11:37
    Mise à jour le Mardi, 22 décembre 2009 13:28


    Pour empêcher une mère de famille d’avoir accès à ses enfants, une intervenante sociale de la DPJ a usé de méthodes dignes d’un film d’horreur, allant jusqu’à écrire une lettre de menaces de mort et à envoyer des morceaux de rongeur et de chat découpés dans des boîtes.


    Appelée à intervenir auprès de deux enfants ayant fait l’objet de signalements parce que leur sécurité aurait été compromise, Sylvie Fortin, employée du Centre jeunesse de Québec, a décidé de tout mettre en œuvre pour empêcher leur mère de les voir.

    Elle a donc rédigé des menaces de mort et préparé des colis contenant des restes d’animaux qu’elle a envoyés à des employés du Centre, dont elle-même, tentant par cette manœuvre de faire porter le chapeau à la mère de famille.

    « Pour diverses raisons, les soupçons de la police se tournent vers Mme Fortin elle-même », lit-on dans un jugement de la Cour d’appel qui a récemment confirmé une décision d’un tribunal de première instance ayant condamné le Centre jeunesse de Québec à verser 21 500 $ à la mère de famille et à ses enfants.

    Achat incriminant

    « Puis, soudain, coup de théâtre : les policiers obtiennent la preuve qu’au moment pertinent, Mme Fortin a acheté un chat dans une animalerie, à l’aide de sa carte de guichet bancaire ! Le 6 septembre, les policiers confrontent Mme Fortin qui avoue ses crimes », ajoute-t-on dans la décision.

    Le jugement relate que l’intervenante sociale a agi de la sorte parce qu’elle souhaitait venir en aide à l’un des enfants, dont l’histoire était similaire à celle qu’elle avait elle-même vécue.

    Étant donné que la salariée a posé les gestes illégaux dans le cadre de ses fonctions, la Cour supérieure puis la Cour d’appel ont décidé que le Centre jeunesse de Québec en était également responsable.

    Criminellement responsable

    « Le juge de première instance a conclu que la mise en cause Fortin agissait dans l’intérêt de l’appelant en commettant les gestes dont elle a été tenue criminellement responsable. Il a estimé que les circonstances entourant ses actions fautives démontraient qu’elle était convaincue d’agir dans le meilleur intérêt des enfants (…) », écrit le magistrat.

    Le Centre jeunesse de Québec et son employée ont été condamnés à verser 15 000 $ en dommages compensatoires aux enfants et 6000 $ en dommages à leur mère. L’intervenante a aussi été condamnée à verser 500 $ en dommages exemplaires.

    Sylvie Fortin a été suspendue sans solde puis congédiée, tandis que les contacts entre la mère et ses enfants ont été rétablis par la Cour.

    Source: http://ruefrontenac.com/nouvelles-generales/faitsdivers/15490-intervenant-dpj-exclusif


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