• Jean-Guy Doucet avait déjà dénoncé l'inertie de la DPJ

     

    Publié le 02 avril 2009 à 08h01 | Mis à jour le 02 avril 2009 à 08h03
    Dossier de la famille d'accueil Marcel Guy
    Jean-Guy Doucet avait déjà dénoncé l'inertie de la DPJ
     
    Ancien directeur général du centre Ville-Joie Saint-Dominique, Jean-Guy Doucet a témoigné à titre d'expert en psychologie du comportement de l'enfant, à la 3e journée du procès de Marcel Guy, ce responsable d'une famille d'accueil qui doit répondre de 12 accusations d'attouchements sexuels et d'agressions sexuelles.
     
    (Trois-Rivières) L'ancien directeur général de Ville-Joie Saint-Dominique, de qui relevait le pavillon Raynald-Rivard, avait dénoncé publiquement en 1989 l'inertie de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) qui avait alors décidé de ne pas donner suite à un rapport préparé par un psychologue de renom à l'effet que des enfants gardés en famille d'accueil chez Marcel Guy vivaient possiblement des abus sexuels.
     
    C'est ce qu'a rappelé hier Jean-Guy Doucet, qui a témoigné à titre d'expert en psychologie du comportement de l'enfant. Fort d'une longue expérience professionnelle d'aide à l'enfance et à la jeunesse, M. Doucet a mentionné qu'il avait été fortement déçu que la DPJ ne considère pas fondée une verbalisation faite par une fillette selon qui l'accusé, un homme de 62 ans de Trois-Rivières, aurait commis des attouchements aux organes génitaux de l'enfant.
     
    À la troisième journée du procès de Marcel Guy qui doit répondre de 12 accusations d'attouchements sexuels et d'agressions sexuelles, la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Julie Pelletier, a vu M. Doucet confirmer en tous points le témoignage rendu la veille par Ninon Nadeau, une puéricultrice qui a oeuvré longtemps au pavillon Rivard. Non seulement Jean-Guy Doucet a déclaré qu'il avait donné son plein appui à Mme Nadeau, il a rappelé qu'il avait été personnellement choqué au point de faire des déclarations publiques. «Avec les informations que nous avions entre les mains, nous souhaitions que la DPJ pousse plus loin ce dossier», a-t-il affirmé.
     
    M. Doucet a précisé qu'en faisant appel à un expert, Pierre Foucault, il voulait valider l'hypothèse selon laquelle les verbalisations faites par des enfants gardés chez Marcel Guy étaient bien fondées quant à des gestes inappropriés de nature sexuelle. De fait, le rapport a conclu que les abus semblaient bien provenir de cette famille d'accueil et non des parents biologiques des fillettes. Questionné par le procureur de l'accusé, Me Jacques Patry, à savoir si ce n'était pas simplement l'expression de fantasmes sexuels de la part des enfants, M. Doucet a déclaré que la somme des informations et verbalisations recueillies n'allaient pas en ce sens. Me Patry a également demandé si l'enfant dont le signalement n'a pas été retenu comme étant fondé n'avait tout simplement pas transposé sur son client ce que le père biologique aurait pu lui faire subir. M. Doucet a dit que tout était possible mais que les propos de la fillette n'allaient pas dans ce sens car elle mentionnait «papa Guy» dans sa verbalisation.
     
    À la sortie de la salle d'audience, Jean-Guy Doucet n'a pas souhaité parler de la DPJ. «J'ai exprimé mon point de vue il y a vingt ans et j'ai alors choisi de le faire publiquement. C'est à eux d'expliquer leur décision», a-t-il ajouté. Même si la DPJ n'a pas sorti de cette famille d'accueil les fillettes qui auraient été abusées, elle a tout de même interdit à l'époque à Marcel Guy de se trouver seul avec elles, notamment les soirs où sa conjointe allait jouer au bingo à l'extérieur.
     
    En après-midi, Me Pelletier s'est employée à démontrer que les verbalisations faites par les victimes alléguées avaient été faites spontanément et étaient fondées et fiables. Les témoignages de Ninon Nadeau et Jean-Guy Doucet ont évidemment donné du poids à ses arguments. Cette partie du procès est importante pour la poursuite car le juge Mario Tremblay doit déterminer si les verbalisations sont acceptables aux fins de preuve.
     
    http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/actualites/200904/02/01-842706-jean-guy-doucet-avait-deja-denonce-linertie-de-la-dpj.php

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