• L'UPAC s'intéresse aux centres jeunesse

    Piscine construite pour 1,5M$
    L'UPAC s'intéresse aux centres jeunesse
    Première publication 17 juin 2013 à 19h15
     
     
     
    Après l'industrie de la construction, l'Unité permanent anticorruption (UPAC) s'intéresse maintenant aux investissements dans les centres jeunesse, a appris TVA Nouvelles en exclusivité.
     
    Il y a 10 jours, nous révélions des apparences de collusion dans un projet de piscine dont la facture a grimpé à 1,5 million de dollars. À la suite de ce reportage, l'UPAC a commencé à s'intéresser aux travaux de rénovation et aux investissements dans les Centres jeunesse.
     
    La construction de la piscine du Centre jeunesse Dominic-Savio pour la modeste somme de 1,5 million de dollars avait provoqué la colère du gouvernement.
     
    «Quand on pense qu'il y a même un risque, un simple risque qui est relatif à la collusion ou à la corruption, nous transmettons ça à l'UPAC directement», avait dit le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard.
     
    TVA Nouvelles a appris que pendant que tous les feux sont tournés vers l'industrie de la construction, l'UPAC a maintenant ouvert un second front.
     
    «Ils ont dit: 'On aimerait te rencontrer et on va te poser des questions par rapport à tout ça», a affirmé un témoin qui souhaite garder l'anonymat.
     
    Une semaine après la diffusion de notre reportage, deux enquêteurs de l'UPAC ont rencontré cet homme. Il travaille dans les centres jeunesse et avait dénoncé, il y a plusieurs mois, ce qu'il estimait être des dépenses exagérées.
     
    L'enquêteur lui a confirmé qu'il avait visionné le reportage de TVA Nouvelles.
     
    Ceux-ci s'intéressent au projet de piscine, mais aussi à l'ensemble des dépenses de rénovation et de construction dans les centres. Une analyse des factures obtenues par la loi d'accès à l'information montre que là aussi, les coûts paraissent parfois anormalement élevés.
     
    Pour le patron de l'UPAC, toutes ces dépenses concernent l'argent public, donc son équipe.
     
    «Les gens pensent beaucoup à la construction, évidemment, c'est le dossier principal. Mais tout ce qui est fourniture de services fait partie aussi de notre mandat quand il est question d'un contrat public», explique Robert Lafrenière.
     
    C'est TVA Nouvelles qui a annoncé au Centre jeunesse de Montréal que ses dépenses se retrouvent dans la mire de l'UPAC. Julie Grenier, responsable des communications pour le centre, s'est dite choquée.
     
    «Il y a des montants qui peuvent parfois faire sursauter. On va être les premiers à applaudir. On découvre que tous ces projets-là qu'on fait pour nos jeunes, au final, on pourrait les faire à moindres coûts», conclut-elle.
     
    Les centres jeunesse représentent une première cible hors de l'industrie de la construction. D'autres risquent de suivre.
     

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