• Marche à Drummondville pour dénoncer les abus de pouvoir de la DPJ

     

    Publié le 17 novembre 2008 à 11h14 | Mis à jour le 17 novembre 2008 à 11h17
    Marche à Drummondville pour dénoncer les «abus de pouvoir» de la DPJ
     
    Un groupe tiendra une «Marche de l'espérance» le 20 novembre à l'occasion de la Journée internationale des Droits de l'Enfant pour dénoncer les politiques de la DPJ.
     
    ARCHIVES LA PRESSE
     
     
    Jean-Pierre Boisvert
    La Tribune
    (Drummondville) Compétence douteuse, enquêtes bâclées, demi-vérités en cour, grands-parents mis à l'écart... Voilà le portrait de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) tel que l'a présenté, à Drummondville, la Société d'aide et d'information aux victimes de la DPJ qui organise une manifestation visant à dénoncer «ces abus de pouvoir».
     
    Les membres du conseil d'administration de l'organisme sans but lucratif tiendront en effet une «Marche de l'espérance» le 20 novembre à l'occasion de la Journée internationale des Droits de l'Enfant et espèrent y rassembler des parents, des grands-parents, des enfants victimes de la DPJ et des sympathisants à leur cause.
     
    «Il y a trop de manipulations et c'est inquiétant», affirme Gilles Boivin, le président de la Société d'aide et d'information aux victimes de la DPJ, la SAIVDPJ. «Malgré les dénonciations, celles notamment du juge Ruffo et de l'animateur Paul Arcand dans son film Voleurs d'enfance, la situation se détériore. Certains intervenants sont de compétence douteuse, les enquêtes sont peu approfondies, les dossiers sont portés devant le tribunal beaucoup trop rapidement et les grands-parents, pourtant utiles dans ces situations, sont tenus à l'écart des dossiers. On dirait que la déportation familiale est le remède à tout, ça détruit les enfants et leurs parents», a-t-il déclaré.
     
    Selon Marco Gauthier, autre membre du CA de l'organisme, il y a 83 enfants par jour, selon des statistiques de l'année 2006, qui sont placés par la DPJ au Québec. «Nous ne sommes pas contre la DPJ mais nous voulons qu'elle fasse bien son travail. Selon Bernard Favreau, qui a déjà travaillé à la DPJ, de cinq à huit enfants sur 10 sortis de leurs familles n'auraient pas mérité un tel sort».
     
    Selon la loi, le Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) a le mandat d'intervenir pour faire cesser une situation qui compromet la sécurité ou le développement d'un enfant. Celui-ci a l'autorité de s'adresser à la Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec pour assurer la protection des enfants et des adolescents en difficulté.
     
    La SAIVDPJ, qui compte 200 membres au Québec et dont un point de service existe à Drummondville depuis trois mois, réclame: une enquête publique; un ombudsman; un amendement à la loi 125 (adoption plénière des enfants sous la tutelle du système de la Protection de la Jeunesse); et l'interdiction des placements à long terme.
     
    La «Marche de l'espérance» débutera à 18 h 45 le 20 novembre à partir de l'église Pie X, rue Bruno. Les manifestants devront marcher sur les trottoirs, la Ville de Drummondville leur ayant refusé d'aller dans la rue.
     
     
    http://www.lapresse.ca/la-tribune/actualites/200811/17/01-801518-marche-a-drummondville-pour-denoncer-les-abus-de-pouvoir-de-la-dpj.php

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