• Mort suspecte d'un nouveau-né à Lévis

    Mort suspecte d'un nouveau-né à Lévis

    LE SOLEIL ERICK LABBÉ
    Jean-François Néron
    Le Soleil

    Bianca Girard, qui habite l'appartement au rez-de-chaussée de la maison
    où le drame s'est joué, a entendu le père de la fillette crier «qu'est-ce que
    t'as fait là!» dimanche matin.

    (Lévis) La police enquête sur la mort suspecte d'un bébé de cinq semaines, survenue dimanche matin au 387, rue Saint-Joseph, à Lévis. Un décès qui laisse planer beaucoup de doute dans le voisinage sur la qualité des soins parentaux que recevait le nouveau-né et les autres enfants de la famille.

    «Qu'est ce que t'as fait là!» Ces mots résonnaient encore dans la tête de Bianca Girard, dimanche après-midi. Celle-ci habite l'appartement au rez-de-chaussée de la maison où le drame s'est joué. La phrase provenait du logement du second étage. C'est le père de la jeune victime, une fillette qui a vu le jour en décembre, qui l'aurait prononcé, pour ne pas dire crié. On ne sait pas à qui il s'adressait.

    Le tumulte a fait place au silence. Il a été brisé par l'arrivée des ambulanciers et des policiers. «Nous avons reçu un appel à 8h40 pour un bébé en détresse respiratoire. Des manoeuvres de réanimation ont été tentées. Son décès a été constaté à l'Hôtel-Dieu», explique l'agent François Bisson de la police de Lévis.

    Mme Girard habite l'endroit depuis mai. Selon elle, ce n'est pas la première fois que la police se rendait chez ses voisins, un couple dans la vingtaine avec quatre enfants. «Ça crie souvent. Là, ça faisait deux jours que ça brassait pas mal», raconte la dame, elle-même mère.

    Et il n'y a pas que la police qui visitait le 387, Saint-Joseph. Toujours selon Mme Girard, la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) avait ouvert un dossier. Une information aussi rapportée par d'autres résidants du voisinage. «Je suis déjà allé chez eux une fois. C'était vraiment le bordel et malpropre. Je me demande même pourquoi ils avaient encore la garde des enfants», avance-t-elle.

    Yves Labrecque habite la maison voisine. Il ne cachait pas son écoeurement face à la tragédie, qui semblait quasiment annoncée, estime-t-il.

    «Ça n'a pas de bon sens. Excusez-moi, mais ce sont des cochons. Ils jetaient les couches par la fenêtre. Et ce sont les enfants de six ou huit ans qui descendaient les vidanges. Ce n'est pas le travail des enfants, ça. Si la DPJ y allait chaque semaine, pourquoi y'a pas quelqu'un qui a fait un rapport?», lance-t-il, sur un ton accusateur, en parlant de l'attitude des parents qui, apparemment, n'avaient pas d'emploi.

    Josée Gonthier, une autre voisine, paraissait visiblement troublée à l'annonce du décès du bambin. «Je les connaissais, mais je ne les fréquentais pas. En décembre, je suis allé garder les enfants parce que leur fille de vingt mois était hospitalisée. Hier (samedi), la mère m'a appelée pour me demander du Tempra (analgésique pour les enfants de deux ans et plus), mais je ne sais pas pour qui c'était», rapporte, les larmes aux yeux, celle qui croit que les enfants du couple ne recevaient pas des soins adéquats.

    La police de Lévis a fait appel au service d'identité judiciaire de la Sûreté du Québec pour mener l'enquête. «L'appartement est considéré comme une scène de crime», souligne M. Bisson, qui ne pouvait confirmer si le corps de l'enfant portait des marques de violence.

    Les enquêteurs devaient rencontrer les parents, dimanche. Aucune arrestation n'a été effectuée relativement à cette affaire. Une autopsie sera pratiquée mardi sur la jeune victime.

    http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/justice-et-faits-divers/200901/11/01-816628-mort-suspecte-dun-nouveau-ne-a-levis.php

    http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2009/01/11/002-mort_bebe_levis.shtml


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