• On réclame la prison pour une vraie marâtre

    Agressions sexuelles
    On réclame la prison pour une vraie marâtre
    David Santerre
    Le Journal de Montréal
    08/07/2008 05h40 - Mise à jour 08/07/2008 14h24     

    Une femme de 65 ans, qui a sans cesse agressé sexuellement sa propre fille et une autre que lui avait confiée la DPJ, il y a 30 ans, a vu la Couronne réclamer qu'elle soit emprisonnée hier.

    Au terme de son procès, le juge Jean-Pierre Boyer a trouvé en février cette vraie marâtre coupable de grossière indécence sur les deux victimes alors fillettes, et de voies de fait sur sa fille.

    Cette mère faisait une fixation sur l'hygiène des organes génitaux féminins.

    «Elle encourageait sa fille à se masturber avec le pommeau de douche et lui demandait d'en faire autant sur sa personne», décrivait le juge dans son jugement.

    Organes génitaux

    La femme forçait en plus sa fille à lui sentir les organes génitaux.

    Elle embrassait et pinçait la vulve de sa fille à plusieurs reprises.

    Un traitement similaire fut réservé à la fillette que lui avait confiée la DPJ.

    Sa fille a quant à elle été victime de coups de poing à la figure et se faisait traîner par les cheveux par sa mère.

    Quand elle avait sept ans, la marâtre l'a retenue sur une table pour qu'elle exhibe ses organes génitaux à un autre garçon.

    Victimes

    Hier lors des représentations sur la sentence à imposer à la femme, la procureure de la Couronne, Me Nathalie Fafard, a lu une lettre écrite par chacune des victimes.

    Sa fille dit avoir été anorexique, suicidaire, s'être automutilée et avoir une «vie sexuelle sinistrée» à cause de tout cela.

    «Le pire, c'est que c'est ma mère qui m'a fait ça», écrit-elle. «J'ai connu le diable», exprimait l'autre.

    Devant ce rare cas de femme agresseur sexuel à être traduite en justice, Me Fafard a réclamé une peine de prison, sans en préciser la durée.

    Ayant appris que l'agresseur fait toujours du bénévolat auprès d'enfants, elle a fait émettre une condition d'interdiction de contact avec des mineurs.

    Admettant qu'elle nie toujours les crimes, son avocat, Me Bruno Ménard, a plaidé pour une peine en société.

    LA FEMME CONNAÎTRA SA SENTENCE LE 23 SEPTEMBRE

    http://www.canoe.com/infos/societe/archives/2008/07/20080708-054001.html


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :