• Plus de démissions que de condamnations

     

    Publié le 07 février 2011 à 07h15 | Mis à jour le 07 février 2011 à 08h44

    Plus de démissions que de condamnations

     

    Une dizaine de cas d'inconduite sexuelle ont donné lieu à une enquête au sein du Centre jeunesse de Montréal depuis quatre ans.

    D'après le syndicat - obligatoirement avisé -, une seule des personnes en cause a pu conserver son poste, parce qu'elle a réussi le test du polygraphe que lui a proposé la police.

    Deux autres employés ont été congédiés et tous les autres ont préféré démissionner.

    Environ la moitié de toutes ces personnes ont été arrêtées par la police. Parmi elles, une seule a toutefois été condamnée au terme d'un procès.

    Comment est-ce possible?

    Lorsque le jeune impliqué a déjà 18 ans, il ne s'agit pas d'un crime, mais d'une simple faute professionnelle. Il est par ailleurs beaucoup plus facile de remercier quelqu'un que de le faire condamner, puisque cela ne nécessite pas une preuve hors de tout doute raisonnable.

    « Les policiers ont mieux à faire que de poursuivre une femme qui a accepté de faire une fellation à un garçon presque majeur «, ironise un criminaliste.

    Et les hommes?

    Règle générale, une fois dénoncées, les délinquantes sexuelles n'échappent pas davantage aux accusations que les hommes, nuance la criminologue Franca Cortoni. C'est même le contraire - un phénomène encore mal compris des chercheurs.

    « Les histoires touchant les femmes inspirent plus d'horreur, croit l'expert psycholégal Hubert Van Gijseghem. Ça explique aussi qu'on amplifie souvent le phénomène. On oublie que, neuf fois sur dix, l'agresseur est un homme. «

    Contrairement à ce qu'on voit dans les écoles - un autre milieu de travail très féminin -, les hommes sont tout de même impliqués deux fois moins souvent que les femmes dans de telles histoires au Centre jeunesse de Montréal.

    Depuis 2007, seulement trois éducateurs masculins ont été impliqués. L'un est disparu du pavillon pour filles Rose-Virginie-Pelletier parce qu'il retrouvait au moins une de ses protégées les week-ends. Un de ses collègues est actuellement suspendu sans solde. « Il y avait déjà eu enquête à son sujet avant. On est à peu près certain que les événements ont eu lieu «, indique Géhane Kamel.

    En Montérégie, à Laval et dans les Laurentides, aucun cas récent d'inconduite sexuelle d'homme ou de femme n'a été rapporté, indique le syndicat.

    source: http://www.cyberpresse.ca/actualites/201102/07/01-4367624-plus-de-demissions-que-de-condamnations.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4367620_article_POS2


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