• Reprise de l'enquête du coroner

    Publié le 08 janvier 2011 à 05h00 | Mis à jour le 08 janvier 2011 à 05h00

     

    Mort de la petite Katarina Lafrance: la sécurité du bébé n'était pas menacée, dit le DPJ

     

    (Québec) Le Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) de la Chaudière-Appalaches n'a pas retiré la petite Katarina Lafrance de son milieu familial parce qu'aucun élément ne permettait de conclure que la sécurité et le développement de l'enfant étaient compromis. «Même si elle n'était pas décédée, on ne l'aurait pas retirée de son milieu familial», a affirmé hier Diane Lafleur.

    Directrice du DPJ de la Rive-Sud, Mme Lafleur témoignait hier à la reprise des audiences sur l'enquête de la coroner Andrée Kronström visant à faire la lumière sur le décès de trois poupons. La petite Katarina Lafrance est morte le 11 janvier 2009, cinq semaines après sa naissance, probablement par asphyxie positionnelle, après avoir dormi avec ses parents sur le divan du salon.

    La consommation de drogue des parents est toujours au coeur des questionnements de la coroner Kronström. Un signalement a été fait au DPJ dès la naissance de l'enfant en raison de la découverte de traces de méthamphétamine dans l'urine du bébé. De plus, la famille vivait dans un appartement désuet du quartier Lauzon à Lévis, un appartement bordélique, de dire Mme Lafleur. «Ce n'était pas l'idéal, mais c'était convenable.»

    Les parents étaient en attente d'un logement plus propice à leurs besoins dans un HLM.

    Le passé ne permettait pas d'émettre des doutes sur les capacités parentales de Mélanie Renaud et d'Hugo Lafrance, précise Mme Lafleur. Les parents répondaient aux besoins des enfants et ils étaient prêts à recevoir le nouveau bébé. Une visite du logement a permis de constater que le nouveau-né disposait d'une couchette, et que les parents s'étaient procuré du lait maternisé et des couches, de préciser le DPJ. «Il n'y avait pas lieu de prendre une mesure d'urgence», ajoute Mme Lafleur. Les parents étaient désireux de s'occuper de leur bébé, précise-t-elle.

    Consommation de drogue

    Le dossier des parents était toujours à l'étape de l'évaluation en raison des vérifications à compléter quant à la consommation de drogue des parents. Les parents niaient le problème, et il était difficile d'évaluer leur consommation, de dire le DPJ.

    Mme Lafleur ajoute qu'il n'est pas facile de faire le lien entre la consommation de drogue par les parents et les effets sur l'enfant. «Beaucoup de parents ont des problèmes de dépendance à la drogue», a-t-elle lancé un peu plus tard dans son témoignage. «Est-ce que le parent met en danger la sécurité de l'enfant?»

    L'enquête de la coroner vise aussi à faire la lumière sur la mort des bébés Jacob Martin et Lucas Harvey, également décédés après avoir dormi dans le lit de leurs parents. La dernière journée d'audience aura lieu le 21 janvier alors que plusieurs intervenants viendront suggérer à la coroner des pistes de solution pour éviter la répétition de tels drames.

     

    source: http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/justice-et-faits-divers/201101/07/01-4358200-mort-de-la-petite-katarina-lafrance-la-securite-du-bebe-netait-pas-menacee-dit-le-dpj.php


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