• un autre cas ou la DPJ juge mal

     

    Une mère coupable de négligence criminelle jure avoir changé

    MONTRÉAL – Une jeune mère, qui a reconnu avoir brûlé son fils de 18 mois sur une cuisinière avant de le laisser seul, sale et couvert de blessures, a comparu mardi au palais de justice de Montréal, à l’occasion de ses représentations sur sentence.

    Le 27 octobre dernier, elle a plaidé coupable à trois chefs d’accusation de négligence criminelle et d’avoir omis de fournir à son enfant les choses essentielles à la vie.

    Le soir du 8 août 2006, alerté par les pleurs d’un enfant, un voisin découvre un enfant derrière l’édifice, en piteux état et vêtu seulement d’une couche. Il avait descendu les quatre étages du bâtiment en empruntant un escalier de secours, très escarpé.

    Un peu plus tard, la mère est découverte couchée sur son divan, plongée dans un profond sommeil. L’enfant sera hospitalisé pendant une dizaine de jours pour traiter ses brûlures et autres plaies infectées.

    Saisie du dossier, la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) a retiré la garde de l’enfant à l’accusée, avant de le renvoyer chez sa mère, 30 jours après les faits.

    Quelques semaines plus tard, en octobre, le père de l’enfant, fraîchement sorti de prison, découvre en rentrant chez lui son fils sale et en couche. Il marche pieds nus alors que des morceaux de verre jonchent le sol. L’homme a immédiatement alerté la DPJ. L’accusée perd la garde du garçon.

    «Je suis une bonne maman»

    Appelée à témoigner devant la Cour du Québec, l’accusée, qui s’occupe des deux enfants qu’elle a eus avec son nouveau conjoint, de même de ceux de ce dernier, nés d’une union précédente, a assuré être désormais une bonne mère.

    Enceinte d’un autre enfant qui devrait naître au début du mois de juin, la femme jure qu’elle mène une vie irréprochable depuis qu’elle a quitté le père de la victime.

    L’avocat de l’accusée, Julien Archambault, a réclamé une peine à purger dans la collectivité. «Elle a décidé de faire une croix sur la personne qu’elle était avant pour devenir différente […] Elle a la chance d’être une bonne mère cette fois-ci. C’est une façon pour elle de purger son passé», a plaidé Me Archambault.

    Malaise

    Sans préciser la peine à imposer, la procureure de la Couronne, Josée Fontaine, a néanmoins tenu à rappeler que les crimes reprochés à l’accusée sont «très sérieux», et que le garçonnet, qui a maintenant 6 ans, a gardé d’importantes séquelles psychologiques de cette période.

    Me Fontaine a ajouté que selon un rapport «peu élogieux», la jeune femme ne semble pas avoir une véritable volonté de se responsabiliser et d’assumer son rôle de mère. Ce même rapport mentionne que l’accusée n’est «pas à l’abri d’un nouveau passage à l’acte».

    La juge a mis l’affaire en délibéré et rendra sa sentence le 3 mai.


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