• un transporteur de la DPJ simule une fugue pour abuser sexuellement une ado chez lui

    Il aide une ado à fuguer d’un centre jeunesse pour l’héberger chez lui
     
    CAMILLE LAURIN-DESJARDINS
    Jeudi, 22 janvier 2015 17:12
    MISE à JOUR Jeudi, 22 janvier 2015 17:16
     
    Un employé d’un centre de protection de la jeunesse qui a aidé une adolescente de 15 ans à simuler une fugue pour ensuite l’héberger et avoir des relations sexuelles avec elle, espère maintenant éviter la prison.
    «Je regrette... Il n’y a pas une journée où je n’y pense pas», laisse tomber Jean-Pierre Charron à l’autre bout du fil.
    L’homme de 40 ans, qui travaillait au centre jeunesse d’Huberdeau, dans les Laurentides, a plaidé coupable cette semaine notamment à des accusations de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels avec une mineure de moins de 16 ans.
     
    Jean-Pierre Charron était chauffeur pour la DPJ depuis 17 ans. Il transportait les jeunes du centre qui devaient se rendre au palais de justice ou à des rendez-vous. En août 2012, il a simulé une fugue avec une jeune fille.
    «Ça faisait plusieurs fois qu’elle me demandait de venir chez moi... Mais cette fois-là, j’ai fini par accepter.»
     
    Consommation
    «Je n’avais pas toute ma tête, poursuit-il. J’avais des gros problèmes de consommation, je prenais du speed et je ne dormais plus. Mais je sais que ce n’est pas une excuse, je suis responsable de ma consommation.»
    M. Charron a amené la jeune fille chez lui et a dit à son employeur qu’elle avait fugué en faisant semblant d’aller aux toilettes. Il prétend que la jeune fille est restée chez lui environ cinq jours. Selon la Couronne, il s’agit plutôt de huit jours.
    «Je lui disais qu’elle devait partir, que ça commençait à se savoir, mais elle ne voulait pas. En même temps, je ne voulais pas qu’il lui arrive quelque chose.»
    C’est finalement la visite impromptue de l’ancienne conjointe de M. Charron qui a provoqué la fuite de la jeune fille, qui se trouvait alors avec une amie. «Après ça, je leur ai dit de partir», dit-il.
     
    La police de Mirabel a retrouvé les deux ados quelques heures plus tard.
    «À la minute qu’on l’a su, on l’a suspendu», assure Mario Cianci, directeur des ressources humaines au centre
    jeunesse d’Huberdeau. L’employé a finalement été congédié deux semaines plus tard.
    «C’est inacceptable, ajoute-t-il. Notre mission est de protéger les jeunes.»
    Jean-Pierre Charron est aussi accusé de trafic de stupéfiants, parce qu’il aurait fourni du speed à l’adolescente, et de possession simple. Mais il assure ne lui en avoir jamais donné.
     
    Aujourd’hui, le quadragénaire habite chez ses parents. Il affirme avoir obtenu deux diplômes d’études professionnelles et réglé son problème de consommation. «J’ai tout perdu: ma maison, mes amis, mon travail. J’ai honte de ce que j’ai fait.»
    Il connaîtra sa sentence le 13 mai prochain. Les deux parties attendent d’obtenir les résultats du rapport présentenciel et de l’évaluation psychosexuelle avant de faire des suggestions.
    M. Charron, qui n’a pas d’antécédents criminels, avoue avoir une peur bleue de devoir faire de la prison. «Je suis quelqu’un de bien, je ne suis pas dangereux! S’ils m’envoient en prison, je vais être avec des vrais criminels.»
     
    http://www.journaldemontreal.com/2015/01/22/il-aide-une-ado-a-fuguer-dun-centre-jeunesse-pour-lheberger-chez-lui

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