• Une mère de 7 enfants veut quitter le Québec pour fuir la DPJ

     

     
    Une mère de famille de 7 enfants de Rivière-du-Loup dit être constamment épiée par la Direction de la protection de  la jeunesse. Même si elle reconnaît que ses enfants ne sont pas des anges, elle n’est plus capable de vivre cette pression constante. Elle envisage de plier bagages.
     
    ‘’Je te dis le mot DPJ, qu’est qui te vient en tête? Briseur d’enfance, C’est le seul mot’’, livre l'adolescent sous le couvert de l'anonymat. 
     
    ‘’Au lieu de m’apporter l’aide qu’ils auraient dû, y ont scrapé ma vie pis celle de mes enfants’’, ajoute sa mère, qui ne peut être identifiée.
     
    Une mère de famille de 35 ans et son fils de 17 ans se vident le cœur.
     
    ‘’Tout le temps tu n’a pas fait ça, ça. Pourquoi à la place de me motiver à m’améliorer avec ce qui est positif au lieu d’essayer de m’améliorer avec tout ce qui est négatif’’, dénonce le garçon. 
     
    ‘’De peut-être ouvrir les yeux et de s’occuper des enfants qui ont vraiment besoin au lieu de s’acharner sur du monde qui sont juste dans des mauvaises situations, pauvreté, séparation’’, déplore sa mère. 
     
    Cette mère reproche à la DPJ d’offrir de l’aide seulement lorsque le mal est fait.
     
    ‘’C’est que les services ils les offrent quand les enfants sont en famille ou centre d’accueil. Ils ne les offrent pas aux parents, il faut que l’enfant soit placé pour qu’ils débloquent des fonds’’,  de dire la mère de famille.            
     
    Prestataire de l’aide sociale, elle craint maintenant de perdre ses deux fillettes qui sont sous sa garde.
     
    ’Elle m’a averti que si on se tenait pas tranquille qu’ils allaient partir avec les deux petites. En deux fois, on s’est fait dire ça’’, a souligné celle qui dit avoir peur de la DPJ. 
     
    Maintenant qu’elle a retrouvé la garde de son fils ainé, elle songe à quitter le Québec, loin de la DPJ.
     
    ‘’Je veux m’en aller, l’année qui reste pour que moi pis mon fils on soit tranquille’’, mentionne celle qui voudrait aller s'établir au Nouveau-Brunswick. 
     
    La DPJ précise qu’il existe des ententes interprovinciales afin de s’assurer du suivi des dossiers peu importe l’endroit où la personne déménage. La mère se dit victime d’harcèlement.
     
    ‘’Ça cogne à la porte on se stress on se demande c’est qui’’, dit cette dernière.
     
    La DPJ reconnaît qu’une fois une mère de famille dans le système, les autres enfants, ceux qui ne sont pas placés, seront tout de même étroitement surveillés. On semble oublier qu’une personne au passé difficile peut avoir un avenir meilleur.
     
    Stéphane Tremblay – Rivière-du-Loup 
     

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